Des élus disponibles et présents!

Posté le 8 mars 2010

ville-de-lyonLibre expression des groupes politiques – Lyon Citoyen (Mars 2010)

Notre participation active était l’un de nos engagements lors des élections municipales, et nous le tenons. Plusieurs journaux ont établi les palmarès de l’absentéisme au conseil municipal de Lyon et au conseil du Grand Lyon. Il ressort clairement de ces classements que les élus Lyon démocrate – MoDem figurent parmi les plus présents.

Notre groupe réaffirme son attachement au principe selon lequel les élus de Lyon doivent être à 100% au service des Lyonnais. En effet comment peut-on concilier les mandats de sénateur, de maire de Lyon et Président du Grand Lyon ? Comment peut-on à la fois être Vice-président de la Région Rhône-Alpes et Maire d’arrondissement ?

Par respect vis-à-vis des citoyens et pour une efficacité accrue nous souhaitons que très rapidement la législation évolue afin d’interdire le cumul entre des fonctions exécutives et un mandat parlementaire ou des fonctions exécutives dans 2 collectivités locales.

Rénovation plages et bassin nord du centre nautique du Rhône

Posté le 2 mars 2010

ville-de-lyonIntervention de Bernadette Bertrix-Veza au nom du groupe “Lyon Démocxrate MoDem”

 

Monsieur le Maire, Mes Chers collègues,

Par cette délibération que nous voterons, vous proposez le lancement des études pour la rénovation du bassin nord de la piscine du Rhône. Il est en effet urgent pour la Ville de Lyon et pour les usagers de procéder à une modernisation des piscines de la ville.

Des installations aux horaires d’ouverture, en passant par le cadre et la modernisation des locaux pour une plus grande fréquentation, beaucoup de choses sont à revoir concernant les piscines de Lyon. Nous sommes donc satisfaits que vous entrepreniez enfin des travaux aujourd’hui plus que nécessaires. A partir de 1998, un plan sécurité et une formation spécifique des agents municipaux avaient été mis en place ! Plan qui a permis de mieux gérer les problèmes de violence et d’incivilité dans les piscines, le résultat est à la hauteur de l’investissement.

Cependant, l’environnement de nos piscines est à améliorer. La seule piscine dont le cadre soit véritablement agréable est la piscine de Gerland avec son espace de verdure. Ailleurs, ce n’est que béton et petits carreaux. L’été, c’est l’étouffement : aucun espace calme et ombragé n’est proposé.

Si les piscines de Lyon sont nombreuses, mais le nombre ne fait pas la qualité. La majorité de nos piscines sont vieillissantes. L’hygiène y est parfois approximative, les vestiaires datent d’une autre époque, les installations de traitement de l’eau et de chauffage sont dépassées. Outre le confort qu’une rénovation apporterait aux nageurs cela permettrait également d’inscrire nos piscines dans une démarche développement durable : importants gains énergétiques et de consommation d’eau, traitement de l’eau et de l’air plus écologique permettant l’élimination des chloramines. Un bilan financier analytique par piscine a-t-il été fait à ce jour ?

Par rapport aux horaires d’ouverture, il serait intéressant d’ouvrir les piscines dites d’hiver jusqu’à 22h pour permettre aux actifs qui terminent tard de pouvoir venir faire quelques brasses avant de rentrer chez eux. L’effort doit être poursuivi dans ce sens.

De même, il est souhaitable que les dates d’ouverture des piscines dites d’été soient alignées, de mi-juin à mi-septembre. Certes la température de l’eau peut-être fraiche. Mais il existe des momyens adaptées qui permettent de chauffer l’eau rapidement. Une installation solaire peut aussi être retenue. Enfin, il serait également intéressant de ne pas fermer les piscines dites d’hiver pendant les mois d’été.

Enfin, c’est un problème plus particulier à la Piscine du Rhône : la question du « voyeurisme » des passants. Il serait utile de garantir plus d’intimité aux baigneurs. Une suggestion dans ce sens devrait figurer au cahier des charges qui va être soumis aux concepteurs, en éloignant les passants sans nuire à la promenade sur les quais…

Toutefois, nous aurions vu d’un bon œil un transfert des compétences « piscines » au Grand Lyon de façon à avoir une politique globale sur l’agglomération. Une telle « métropolisation » de cette compétence permettrait par exemple de créer une « Grande Piscine Lyonnaise », capable d’accueillir des compétitions internationales. En effet, Monsieur le Maire, à Lyon, il n’y a pas que le football et le rugby, il y a aussi la natation.

Ainsi, serons-nous attentifs aux propositions des différents concurrents à ce marché public et nous souhaitons que l’accent soit mis sur l’ « humanisation » de cette piscine du Rhône qui manque de verdure, d’hygiène et d’intimité.

Je vous remercie.

media11Cette intervention a été reprise par Le Progrès et Mag2Lyon dans leurs éditions du mardi 2 mars 2010.

Extension de la ligne tramway T1 à Debourg

Posté le 2 mars 2010

ville-de-lyonIntervention de Christophe Geourjon au nom du groupe “Lyon Démocrate – MoDem”

Monsieur le Maire, mes cher collègues,

Nous approuvons les modalités de la concertation concernant le prolongement de la ligne de tram T1 en direction de Gerland, jusqu’à la station Debourg dans cette première phase.

Tout au plus, regretterons nous la brièveté de l’ouverture des débats au public (6 semaines), mais si cela permet une réalisation plus rapide du projet, soit !

Cette réalisation va améliorer la desserte de Gerland vers la presqu’île et l’hypercentre de l’agglomération. Cela est en cohérence avec la prolongation de la ligne B du métro jusqu’à Oullins. C’est une très bonne nouvelle pour les habitants de Gerland, quartier qui est comme vous le savez en plein développement.

Par ailleurs, les projets du Plan Campus à Gerland et ceux de l’université catholique à Perrache au niveau des anciennes prisons Saint Paul-Saint Joseph renforcent encore la nécessité de ce bouclage. Au niveau culturel, la Halle Tony Garnier verra ainsi sa desserte grandement améliorée. Au-delà, c’est aussi le stade de Gerland qui se trouvera mieux desservi, ce qui diminuera d’autant la pression du stationnement les soirs de match.

D’une façon plus générale, ce projet amorce l’A7 telle quelle est tracée depuis bien longtemps dans le plan des déplacements urbains. Cette liaison forte périphérique est nécessaire pour relier Gerland, le 8ème arrondissement et Villeurbanne-La Doua !

Nous regretterons cependant que malgré les affirmations péremptoires de certaines délibérations du Sytral, le PDU soit bien maltraité par les priorités actuelles de votre mandat : la rocade A7 est encore dans les limbes. Quant à la rocade A8, reliant la gare de Vénissieux à Vaulx en Velin par Bron, Porte des Alpes et la Soie, elle est également fortement compromise. Ces priorités clairement identifiées ont été balayées par les choix alambiqués d’une desserte de grand Montout à Décines, desserte qui ne figurait pas dans les priorités du plan des déplacements approuvé en 2005.

Par ailleurs, 2010 devrait être l’année de l’évaluation et de la mise en révisions de notre PDU. La loi LOTI (Loi d’orientation des transports intérieurs) dispose dans son article 28-2 que les PDU doivent faire l’objet d’une évaluation au bout de cinq ans et être éventuellement révisés. Aussi permettez nous de vous demander vos intentions à ce sujet, sachant que la grande révision du PLU est déjà programmée et qu’elle ne peut se faire que dans le cadre d’un PDU mis à jour. Il conviendra notamment de revenir sur la baisse drastique des perspectives d’investissements telles qu’elles étaient envisagées dans le document actuel, et de tenir compte des investissements réellement engagés.

Enfin, nous profitons également de ce dossier pour vous demander de mettre en œuvre très rapidement le prolongement de la ligne T2 à Confluence. En l’absence d’une telle décision nous risquons à court terme l’asphyxie du quartier de la Confluence. Quartier peu accessible en voiture et pour lequel vous n’avez pas souhaité une desserte par métro. Le prolongement du T2 permettrait un doublement des fréquences du tram, les rapprochant ainsi de celles de la ligne A du métro.

Je vous remercie.

Le progrèsIntervention reprise par Le Progrès dans son édition du mardi 2 mars

Carré de Soie, Interpol

Posté le 14 février 2010

logo-grand-lyonIntervention de Marc Augoyard au nom du groupe “Centristes et Démocrates pour le Grand Lyon”

Monsieur le président, mes chers collègues,

Voilà une délibération concernant un de ces projets dessinés au fil des différents mandats. Raymond Barre avait vu que le développement de notre agglomération se ferait à l’est. Nous perpétuons l’œuvre. Le projet Carré de Soie va s’étendre encore sur quelques mandats. Mais l’impulsion est donnée pour cet espace majeur de notre métropole en devenir.

Le groupe « Centristes et démocrates pour le Grand Lyon » votera cette délibération dans cet esprit. Mais nous attirons votre attention sur une préoccupation que nous savons partagée : la pérennité de la présence d’Interpol à Lyon. Dans cette affaire, le Grand Lyon a respecté la parole donnée. Sous l’impulsion du vice-président chargé de la politique foncière, Guy Barral, nous avons réservé les terrains nécessaires à la construction de bureaux d’Interpol.

Nous avons pu lire dans un hebdomadaire du jeudi dont le microcosme lyonnais attend toujours la parution avec impatience, que le centre de formation Interpol prévu dans le secteur visé par la délibération irait finalement à Singapour. Mais pire encore, que certains éléments décisionnels iraient à Paris. Nous sommes loin du mouvement de déconcentration qui a fait venir, par exemple, l’ENS à Lyon, là encore sous l’impulsion de Raymond Barre.
Que se passe-t-il ? Pourquoi tant d’institutions ou d’organismes ne sont-elles plus attirées par Lyon ? Rappelons-nous, il y a quelques semaines, la décision d’implanter le pôle Sud-est de France 3 à Marseille et non ici !

Comme notre agglomération, notre pays a besoin d’une multi-polarité. Renforcer Lyon à l’international c’est renforcer la France à l’international.

Oui, Lyon est une ville internationale, depuis toujours. Oui, Lyon doit continuer à avoir une ambition internationale. Le monde, par l’UNESCO, a déjà consacré notre patrimoine. Le tourisme se développe. Mais nous ne sommes pas encore une cité richement dotée en institutions internationales, gage d’une plus grande visibilité. Si Lyon reste le siège de grandes ONG ou du Centre international de recherche pour le cancer que nous restera-t-il si Interpol s’en va et si aucune autre institution ne veut venir ? Nous avons sauvé la présence d’Euronews dans le Grand Lyon. Il faut continuer à rechercher d’autres institutions et à poursuivre nos efforts communs pour consolider la position de Lyon sur la scène internationale, en nous rappelant que, par exemple, l’Hôtel-Dieu fournirait un lieu adéquat…

Je vous remercie,

le progres Intervention reprise par Le Progrès dans son édition du jeudi 17 février 2010

Question relative à la phase 2 de l’aménagement de Confluence

Posté le 14 février 2010

logo-grand-lyonQuestion posée par Marc Augoyard au nom du groupe “Centristes et Démocrates pour le Grand Lyon”

Monsieur le président,

Le 10 décembre dernier vous présentiez à la presse les esquisses du cabinet Herzog & de Meuron pour la phase 2 du projet plus global Confluence lancé par Raymond Barre. La presse a été abondamment informée, ce qui est normal. Mais il est anormal que les élus ne soient informés que par les médias tant ce projet est important pour le développement de notre agglomération. Les grands projets, mêmes esquissés par les plus grands architectes, se décident ici, par les représentants élus des communes et de leurs habitants. Rappelons-nous que le défaut d’information des élus a déjà été le fondement de la remise en cause par le juge d’un projet qui vous est cher.

Nous devons délibérer dans le courant de l’année sur la création d’une ZAC pour la phase 2 de la Confluence. Vus l’importance et les investissements nécessaires pour cette phase, il nous semble logique qu’un débat général précède toute délibération technique.

C’est pourquoi le groupe « Centristes et démocrates pour le Grand Lyon » vous demande la réunion assez rapide d’une commission générale sur la phase 2 de la Confluence.

Lyon est dans la bataille contre le réchauffement climatique

Posté le 12 février 2010

RTEmagicC_plan_climat.gifA l’occasion de la présentation du plan climat du Grand Lyon, le groupe Lyon Démocrate – MoDem souhaite souligner les efforts fournis par la Ville et la Communauté Urbaine dans la lutte contre le changement climatique. Si la politique d’extension des transports en commun ou encore, si quelques initiatives vertes ont été prises, il y a encore une large marge de manœuvre pour accélérer cette lutte.

L’objectif fixé à travers le plan climat du Grand Lyon est de limiter à + 2°C l’élévation de la température d’ici la fin du siècle. Pour cela, une méthode : maîtriser la consommation de l’énergie pour réduire les émissions de CO2. Dès 2007, le Grand Lyon s’est engagé à atteindre les objectifs fixés par l’Union Européenne : limiter la hausse de température à 2° d’ici à la fin du siècle. En effet, les spécialistes admettent qu’au-delà de 2°, plus rien ne pourra être prévu en terme de conséquences climatiques. L’article du Progrès du dimanche 7 février annonce que Lyon pourrait avoir le climat de la ville d’Alger en cas d’augmentation de 3° de la température globale. Il est donc urgent d’agir.

Une étude complète, conduite en 2009 par le Grand Lyon, a permis de déterminer et quantifier les émissions de gaz à effet de serre, un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique. Sur le territoire du Grand Lyon, l’industrie produit 40 % des GES, dont 20 % pour la seule raffinerie de Feyzin. Les transports routiers et le bâti émettent environ 30 % des GES chacun. Pour les déplacements, 63 % des émissions de CO2 sont le fait des véhicules de particuliers, et 31 % des poids lourds et utilitaires. Il y a donc ici un champ d’action à cibler.

logo fleetDéjà il y a quelques mois, à l’occasion du vote au Conseil Municipal en septembre sur l’expérimentation du projet européen Freilot, Bernadette Bertrix avait souligné qu’il était indispensable de sensibiliser les conducteurs à une éco-conduite et d’offrir aux jeunes qui passent leur permis une formation pour bien maîtriser la conduite éco-responsable. Une autre proposition intéressante avait été formulée pour limiter d’une part la congestion en centre-ville et d’autre part les émissions de CO2. Il s’agirait de mettre en place une ou plusieurs structures logistiques de chargement-déchargement en dehors de l’hyper-centre et de convoyer les marchandises en centre-ville par des véhicules moins consommateurs et plus petits. Ainsi les trajets s’en trouveraient optimisés.

Au niveau du bâti, des efforts pourraient être lancés par la Ville sur l’isolation des bâtiments publics, comme le prévoit d’ailleurs le Grenelle de l’Environnement. Et, en plus d’une action sur son propre patrimoine, la Ville de Lyon pourrait inciter les bailleurs privés ou parapublics à faire un effort dans la réalisation de cet objectif. En effet, la taxe carbone et l’augmentation à venir des prix de l’énergie sont des éléments incitatifs. Les budgets des ménages sont déjà très touchés par les tarifs élevés de l’énergie. S’ils pouvaient dépenser leur argent pour soutenir l’économie locale plutôt que pour payer leurs factures de gaz et d’électricité, ce serait une bataille de gagnée.

Attribution du marché de maitrise d’oeuvre pour l’accès sud du Grand Stade (décision du bureau du Grand Lyon)

Posté le 8 février 2010

logo-grand-lyonLettre adressée à Gérard Collomb, Président du Grand Lyon, le lundi 8 février avant la réunion du bureau du Grand Lyon.

Monsieur le Président,

Lors de la réunion du bureau de la communauté urbaine de ce jour vous allez proposer d’attribuer le marché de maîtrise d’œuvre pour la réalisation de l’accès sud au futur Grand Stade (B-2010-1407).

Nous ne reviendrons pas sur le déni de démocratie que constitue pour nous cette décision qui revient à lancer la 1ère phase d’un chantier, payé par les contribuables Grand Lyonnais, alors même que l’enquête publique auprès de ces mêmes Grand Lyonnais commence.

Nous estimons qu’en l’état actuel du dossier, le Grand Lyon prend un risque financier en lançant ces marchés d’études alors même que certaines étapes clefs ne sont pas franchies : conclusions de l’enquête publique, qualification pour l’Euro 2016, montage financier du projet de Grand Stade …

Dans ces conditions nous souhaitons que le groupe OL s’engage à rembourser le Grand Lyon de la totalité de ces dépenses en cas de non réalisation du Grand Stade. Une telle disposition a déjà été stipulée dans la décision du bureau concernant le diagnostic archéologique (numéro B-2009-1174 en date du 12 octobre 2009).

Cette dernière disposition implique le groupe OL et/ou ses filiales (Foncière Montout notamment). C’est pourquoi nous souhaitons disposer de la copie des conventions liant le Grand Lyon et ces sociétés privées, permettant la mise en œuvre de cette clause.

Nous souhaitons dans cet esprit que le marché soit organisé sous forme de tranches conditionnelles qui seraient activées en fonction de l’avancée du projet global (conclusion de l’enquête publique, euro 2016, bouclage du tour de table du Grand Stade, dépôt du permis de construire, démarrage des travaux, …). Seule cette organisation permettra de limiter les risques financiers pris par la communauté urbaine au nom des contribuables du Grand Lyon.

En espérant que vous donnerez une suite positive à notre demande, et dans l’attente de la réception des conventions liant le Grand Lyon et le groupe OL, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, nos respectueuses salutations.

Marc Augoyard

Christophe Geourjon

PJ : Décision du bureau B-2009-1174

Copies : Présidents de groupe politique du Grand Lyon

Télécharger la lettre

Télécharger la décision B-2009-1174 ainsi que la décision B-2010-1407 (dès qu’elle sera publique)

media10Notre prise de position a été reprise par Métro, 20 minutes, LyonMag ainsi que MLyon dans leurs éditions du 9 février 2010, Le progrès dans son édition du 10 février ainsi que dans les éditions du 11 février de l’hebdomadaire Tribune de Lyon et journal internet Enviscope .

Où va la SACVL ?

Posté le 3 février 2010

ville-de-lyonLibre expression des groupes politiques – Lyon Citoyen (Février 2010)

 

La SACVL (société de construction de la ville de Lyon) possède 8 500 logements essentiellement à Lyon. Cette société est détenue à 76% par la Ville de Lyon.

Depuis maintenant un an, chaque mois apporte de nouvelles révélations inquiétantes : existence d’un prêt toxique dont le coût est passé de 10 M°€ à 47 M°€ ! Vote en urgence par la Ville de Lyon d’une ligne de trésorerie de 25 M°€, perte de 600 K€ dans des placements financiers hasardeux, hausses importantes des loyers, cession d’immeubles d’abord hors Lyon puis à Lyon intra-muros …

Malgré nos nombreuses demandes d’explications, l’exécutif municipal est toujours resté flou dans ses réponses. Devant ce manque de transparence nous avons demandé par écrit à chaque conseiller municipal membre du conseil d’administration de la SACVL la mise en place d’un audit financier et patrimonial approfondi effectué par un organisme indépendant. Il est indispensable que cet audit analyse également les responsabilités de ce naufrage. Par ce courrier nous souhaitons placer chaque administrateur devant ses responsabilités, conférées par le conseil municipal pour contrôler la gestion de la SACVL.

Aménagement de la ligne de tramway T3 pour faciliter l’exploitation commune de LEA et LESLYS et desserte du grand Stade

Posté le 18 janvier 2010

ville-de-lyonIntervention de Christophe Geourjon au nom du groupe «Lyon Démocrate – MoDem» 

 

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Nous considérons que les élus n’ont pas eu d’information concernant ce rapport. En effet le SYTRAL qui devait être présent lors de la commission municipale a préféré la politique de la chaise vide. Lors de cette commission votre 1er adjoint s’était engagé à nous transmettre des informations précises sur les projets mis à l’enquête publique, et nous n’avons rien reçu.

Pour notre groupe, présenter cette délibération sur la desserte de l’OL Land, alors même que la procédure de révision du PLU a été cassée par la cour administrative d’appel de Lyon, relève du déni de démocratie ! Contrairement aux affirmations de la délibération, cette desserte ne fait d’ailleurs pas partie du Plan des déplacements urbains approuvé… en 2005 !

Je vais faire plaisir à Mr Braillard pour qui l’Allianz Arena de Munich est la référence. Et bien parlons en ! Avant de s’engager sur ce projet la municipalité de Munich a associé l’ensemble des élus et surtout elle a organisé un référendum local. Effectivement Mr Braillard, l’Allianz Arena est une référence en termes de respect des citoyens.

Sur ce dossier ce n’est pas l’attitude de Jean-Michel Aulas que nous critiquons. En effet, en tant que PDG d’une société cotée en bourse il travail au quotidien pour améliorer la rentabilité de cette entreprise et pouvoir distribuer des dividendes à ses actionnaires. C’est son job

Ce que nous critiquons depuis le début c’est votre attitude Mr Collomb. Un grand stade à Lyon, l’idée est effectivement intéressante, mais pas à n’importe quel prix ! Un projet d’une telle ampleur doit être le fruit d’une réflexion commune et parfois – n’ayons pas peur du mot – de négociations. Dans ce dossier nous regrettons que vous n’ayez pas eu le courage de dire ‘Non, dans ces conditions je refuse d’engager la collectivité’.

• Si vous aviez eu ce courage, le projet aurait ainsi intégré les contraintes et les attentes des collectivités.
• Si vous aviez eu ce courage, nous n’en serions probablement pas là, et le grand stade serait en construction.
• Si vous aviez eu ce courage, vous n’auriez pas besoin de dépenser 250 M€ TTC d’argent public pour construire des infrastructures au profit d’une seule entreprise privée. 250M°€, c’est le budget prévisionnel, toutes les dépenses ne sont pas incluses et nous savons déjà qu’il sera dépassé. Ces 250M°€ représentent la totalité des impôts locaux payés par les Lyonnais pour l’année 2009 …
• Si vous aviez eu ce courage, vous ne seriez pas tenté de tromper les Lyonnais en prétendant que ces investissements amélioreront la desserte de l’Est de l’agglomération. La quasi-totalité de ces investissements ne seront utilisés que par et pour l’OL land.

Les entreprises citoyennes qui s’engagent dans des Plans de Déplacement Entreprises, les fameux PDE, consentent des efforts importants d’organisation et de financement. Quand elles souhaitent l’amélioration des dessertes notamment en termes de fréquence, elles se heurtent souvent à un refus de la part de la collectivité et du SYTRAL en particulier. Je pense qu’elles apprécieront cette différence de traitement !

Le projet OL land c’est avant tout un projet immobilier, financier et commercial. Dans ce domaine, le département du Rhône demande le remboursement des aménagements nécessaires pour les dessertes des surfaces commerciales. Ce fut le cas à Civrieu (E Leclerc), mais aussi à Vourles (Leroy Merlin). A Lyon, nous faisons le contraire, nous payons 100% des infrastructures nécessaire à l’OL land.

En tant que Centristes, en tant que Démocrates nous sommes attachés à une démocratie effective ainsi qu’a une société équitable. Votre gestion de ce dossier contredit ces valeurs, le groupe « Lyon Démocrate–MoDem » votera donc contre ce rapport.

Je vous remercie.

media8Cette intervention a été reprise le 19 janvier par Le Progrès, LyonCapitale et LibéLyon, dans l’édition du 29 janvier du Progrès ainsi que dans le numéro de février du mensuel Mag2Lyon

Situation de la SACVL

Posté le 18 janvier 2010

ville-de-lyonIntervention de Fouziya Bouzerda au nom du groupe « Lyon Démocrate – MoDem » 

 

Monsieur le Maire, mes cher collègues,

Il nous est proposé de voter une garantie d’emprunt pour la SACVL pour compléter le financement de l’opération Antiquaille d’un ensemble de 22 logements. Démarrée en 2004, cette opération était assortie d’une enveloppe globale de 48 millions d’€. Pouvez-vous, à l’occasion de ce nouvel emprunt, rendre compte au Conseil de l’avancement de ce vaste chantier ? Dans le cadre de ce genre d’opérations par tranches, un état global des engagements pris depuis l’origine, ainsi qu’un bilan prévisionnel de l’opération dans son ensemble sont indispensables pour correctement appréhender les engagements de la Ville. En demandant à vos services de tels éclaircissements et en les communicant au Conseil en temps utile, je suis persuadée que vous y gagneriez en transparence et en bilan démocratique !

Nous apprenons, par ailleurs, avec surprise que la SACVL, pour faire l’économie d’une réhabilitation pourtant indispensable, entend désormais vendre les 3 immeubles de la Vallonière, totalisant 445 logements vétustes situés dans le 9ème arrondissement.

Est-il opportun de changer la maîtrise d’ouvrage de cet ensemble immobilier, pour des raisons d’urgence financière dont nous connaissons la cause, alors que ce quartier mériterait une réflexion d’ensemble et que sa réhabilitation indispensable est programmée depuis plusieurs années ?

Il avait pourtant été annoncé que si la SACVL était contrainte de vendre des immeubles pour apurer sa situation financière, il s’agissait exclusivement de biens situés à l’extérieur de Lyon, pour rester en cohérence avec la mission première de cette société.

Nous vous remercions de bien vouloir nous apporter toute explication sur cette vente caractérisant un revirement de la position pourtant maintes fois réaffirmée de la SACVL.

Ce que nous déplorions déjà lors du conseil municipal du 16 novembre 2009 se confirme désormais : au-delà de la pétition de principe, la société d’économie mixte locale ne se recentre pas sur son cœur de métier, qui est de construire des logements intermédiaires et sociaux accessibles pour les lyonnais et de gérer correctement son parc.

Au contraire, la SACVL n’a que peu hésité à procéder à l’acquisition de la Tour Rose pour plus de 2.6 M€ en passant en force après un premier vote négatif du conseil d’administration. Un tel investissement, pour lequel aucune explication ne nous a été apportée, ne se justifiait pas et sa vente serait plus légitime que la cession en l’état des appartements de la Vallonière dont les locataires, gravement affectés par les hausses des loyers, méritent des logements décents.

Cette gestion chaotique de la SACVL, instrument phare de la politique de logement pour la Ville de Lyon, ne cesse d’aggraver notre inquiétude d’autant que l’ensemble de nos questions et interrogations restent volontairement sans réponse.

Pour mémoire et depuis plusieurs mois, systématiquement à chaque conseil municipal, nous avons réclamé sans résultat des informations précises et la mise en place d’outils de contrôle.

Hormis une commission d’audit interne largement défaillante, la SACVL n’a jamais jugé opportun de se faire assister par un conseil externe compétent. La Ville ne semble pas s’être réellement saisie de ces difficultés en dépit de leur gravité.

Si nous n’avons reçu aucune réponse, nous ne nous découragerons pas. Nous réitérerons systématiquement nos interpellations jusqu’à être entendus et nous adressons parallèlement à chaque élu, membre du conseil d’administration, notre demande de mise en place d’un audit externe efficace afin de dresser un bilan exact de la situation financière et patrimoniale de la SACVL. Il nous paraît par ailleurs nécessaire que cet audit analyse également les responsabilités de ce naufrage. Par ce courrier nous souhaitons placer chaque administrateur devant ses responsabilités, dès lors qu’ils ont été élus par le conseil municipal pour contrôler la gestion de la SACVL.

Je vous remercie.

Ecole maternelle Pauline Kergomard (69005) – Rentrée scolaire 2010/2011

Posté le 18 janvier 2010

ville-de-lyonIntervention de Bernadette Bertrix-Veza au nom du groupe “Lyon Démocrate – MoDem”

 

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Permettez-moi de relayer la position exprimée par Marc Augoyard lors du conseil du 5ème arrondissement de mardi dernier.

Nous devons délibérer sur la fermeture de l’école maternelle Pauline Kergomard située dans le quartier de la Quarantaine, tout près du siège de la SACVL, et son repli sur l’école Fulchiron, située à plus de 500 mètres de là.

Ce n’est pas la première fois que nous devons prendre une telle décision, souvent justifiée par la volonté de bien gérer les finances municipales et d’offrir aux enfants de notre ville des écoles de qualité.

Mais on ne peut appliquer un schéma uniforme voire dogmatique à toutes les écoles et à tous les quartiers de notre ville. Si cette fermeture pourrait paraître logique sur le plan comptable, elle est dramatique sur le plan humain et local. Le quartier de la Quarantaine est un quartier excentré, qui aujourd’hui a besoin du dynamisme et de l’attrait que peut susciter une école maternelle pour des jeunes couples désirant s’installer dans cette partie du Vieux-Lyon. Que proposez-vous pour le quartier de la Quarantaine ?

Ce quartier, comme beaucoup d’autres à Lyon, n’a pas besoin de ce qu’on pourrait assimiler à un désengagement de la ville.

C’est pourquoi nous voterons contre la fermeture de l’école Kergomar

Je vous remercie,

leprogresCette intervention a été reprise par Le Progrès dans son édition du 19 janvier.

Création du Groupe d’Initiatives pour l’Egalité dans la Ville – GIPEV

Posté le 18 janvier 2010

ville-de-lyonIntervention de Fouziya Bouzerda au nom du groupe “Lyon Démocrate – MoDem”

 

Monsieur le Maire, mes cher collègues,

Vous nous proposez de créer le Groupe d’Initiatives pour l’Egalité dans la Ville (GIPEV) et dans le rapport précédent d’impliquer ce nouveau Groupe dans une convention de partenariat entre la Ville de Lyon et la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE).

Dans une démarche volontariste, la Ville de Lyon a souhaité mettre en œuvre une véritable politique pour l’égalité dans la Ville, ce que notre groupe ne peut que saluer.

L’égalité, pilier central de notre devise républicaine, ne doit pas rester un vain mot, vide de toute réalité, si nous voulons une société apaisée où chacun trouvera sa place.

Au même titre que les entreprises privées, l’État et les collectivités publiques doivent se donner les moyens, a minima, de mettre en lumière et neutraliser des process internes discriminants, mais également de promouvoir une égalité réelle des citoyens. Cette égalité suppose la seule prise en compte des compétences et l’indifférence aux origines, à l’âge, au handicap, au sexe…

La Ville s’est engagée depuis quelques années dans cette démarche en signant la charte de la diversité, en créant une mission égalité, en amorçant un processus de labellisation…

Cette démarche est d’autant plus importante qu’elle va au-delà de la seule collectivité en sensibilisant l’ensemble de ses partenaires, qui n’ont pas encore tous pris conscience de l’ampleur des discriminations.

Les associations, certes présentes et actives sur le terrain, ont néanmoins besoin du soutien de la Ville pour mettre en œuvre concrètement leurs actions.

Le GIPEV est présenté comme un outil de pilotage et d’innovation dans l’élaboration de la politique publique avec une dimension participative, devant associer des personnes qualifiées parmi lesquelles, je l’espère, les représentants des associations les plus impliquées dans la promotion de l’égalité.

Au-delà du symbole, certes important, et des pétitions de principe, le GIPEV, qui remplacera le GIPIV, devra agir concrètement et être pleinement soutenu dans ses propositions et actions.

Nous voterons donc favorablement pour ces deux rapports.

Je vous remercie